Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 14:11

Youpi ! Oyé oyé braves gens ! C'est la crise, et certainement l'une des plus graves depuis celle de 1929. Mais ça, je ne vous l'apprend pas : la crise, on la mange à toutes les sauces. Pas un reportage au JT qui ne l'évoque pas... même si on a parfois du mal à voir le rapport. Elle est dans tous les esprits.

Ce n'est, bien sûr, pas qu'un sujet de discussion pour les beaux esprits : c'est aussi, malheureusement, un drame pour les centaines de milliers de personne qui perdent leur emploi. Pour les entreprises obligées de mettre la clef sous la porte. Pour les territoires en reconversion et qui, commençant à sortir la tête de l'eau, se retrouve submergés par un phénomène qui les dépasse.

Un célèbre adage dit que "tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" : cette crise doit être pour nous l'occasion de démontrer la justesse de cette maxime populaire.

En cette période de sinistrose, le remède, c'est l'optimisme. Dans toute crise, il y a des opportunités à saisir, des paris à tenir, des défis à relever. En avion, les turbulences ne sont jamais agréables... Surtout quand on se renverse le café sur le pantalon dans un soubresaut brutal. C'est encore pire quand c'est le café du voisin : là, on n'y est pour rien.

C'est un peu la situation d'aujourd'hui : on paye les pots cassés par d'autres. Alors, comment s'en sortir, comment recoller les morceaux ? Certainement pas en usant des vieilles recettes. Si demain, l'économie ressort de la crise comme elle y est entrée, alors cela n'aura servi à rien, les leçons n'auront pas été tirées.*

Le remède est connu : c'est l'innovation.

 

On le prescrit depuis longtemps pour pallier aux délocalisations : on ne garantira pas l'emploi en tentant de jouer sur le même terrain que les pays à bas coût salariaux, qui peuvent se permettre des productions à forte intensité de main d'oeuvre.

Si l'on veut rester dynamique, il faut innover : parce que cela confère un avantage concurrentiel, mais comme celui est de plus en plus précaire, il nécessite un effort constant ; parce que cela permet de répondre aux enjeux de demain, notamment les enjeux "écologiques" ; parce que c'est la seule solution pour ne pas se faire rattraper par le "vol d'oiseau" qu'est la stratégie de développement des pays émergents.

Pourtant, j'ai aujourd'hui l'impression que ces discours étaient autant de prêches dans le désert : l'objectif des 3% du PIB investi dans la R&D, fixé par la stratégie de Lisbonne, s'éloigne. L'emploi et la croissance de demain leur emboîtent le pas...


Par Julien Pfersch - Publié dans : En général... - Communauté : Innovons !
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